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COLLECTION COMME SI
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Un souffle d'une rare puissance, une écriture dense, infiniment musicale : Serge Volle fait partie des rares écrivains qui revisitent la langue française. Pavane emporte dans un voyage intérieur et sauvage, une interrogation sur l'état du monde. Anonymes figures paysannes ou créateurs célèbres (Artaud, Beckett, Proust, Wagner, Rilke, Van Gogh...) embarquent le lecteur dans cette vanité habitée de silence, de pierres, de folie végétale, d'humilité et de splendeurs. "Hier encore en m'endormant, j'entendais en songe la Pavane. J'entrais dans de vieux livres, je ressassais des images, des encres obscurcies : ruines, chemins perdus, lierres profonds. L'allée d'autrefois était jonchée de feuilles, d'éclats d'iris, de frêles pivoines. Je marchais sur les feuilles pourpres, sur d'immenses corolles, sur de grinçants calices. Je m'enivrais de leurs parfums, de leurs folles fragrances. Je m'enfonçais sous les grands arbres. Le chemin paraissait infini. Je n'en atteignais pas le bout. J'étais comme au ciel. La Pavane, lentement, ainsi qu'un céleste élixir envoyé par des anges, m'envahissait tout entier. J'allais à l'amble. Je me décomposais. Un ruisselet coulait dans la verdure. Sous les acores s'ébruitaient les flûtes et les harpes. Je m'allongeais sous les bouquets d'armoise, les yeux aux frondes, les pieds dans l'eau. Des larmes, semblables à une averse tombée d'un ciel serein, roulaient sur mes joues en feu. L'azur, que j'apercevais par intermittence sous les branchages, était devenu étrangement vaporeux et blanc. Je chutais dans sa vasque. Je sombrais dans le temps." Serge Volle , qui est également peintre, vit en Ardèche. Pavane est son premier livre.
Serge Volle, immoderato cantabile de Christian Bontzolakis. 44 pages. ISBN : 978-2-916997-13-1. 10 €.
L'indigo du ciel, carnets 2010-2012 de Patrick Combes . 584 pages. ISBN : 978-2-916997-14-8. 30 €.
Pavane de Serge Volle . 324 pages. ISBN : 978-2-916997-15-5. 25 €.
L'écriture, les rencontres, la mémoire, l'Histoire, les livres, la "beauté du monde". Et deux fois l'Amérique. Et Berlin, la Pologne. Puis la disparition de la compagne de vingt-cinq ans. Carnets : une parole du silence, ses fragments. Une aventure aussi : les mots peuvent-ils dire les jours ? L'indigo du ciel ?
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COLLECTION CARRÉ
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Monographie consacrée à l'oeuvre peinte de Serge Volle que l'on suit dans ses ateliers au coeur de la Cévenne ardéchoise. Voyage d'entre abstraction lyrique et paysages drus. Avec détours du côté de Venise, de la musique et de l'écriture. Nombreuses quadrichromies d'oeuvres photographiées par Jean-Luc Meyssonnier et photos d'atelier. "La violence hante les oeuvres de Volle, mais cette fougue intègre le silence. Le mouvement, l'emportement, s'équilibrent ainsi. Percussion et point d'orgue. Explosion et syncope. Passion et coupure. Le vertige débarque. On plonge dans le dédale du silence . Noctambule, diurne, et pourquoi pas somnambule - lequel, on le sait, avance bras tendus, n'hésitant pas au gré de son rêve à escalader la fenêtre ouverte sur la réalité, au risque de sa peau. Ces lucioles rouges (nerveux impacts de brosse) semblent contredire le chaos orchestré bleu blanc gris : le point de rupture est là, qui est en même temps une amarre. L'oeuvre pourrait tanguer, la voici stable..."
Sylvie Klein, matières du rêve de Christian Bontzolakis. 48 pages. ISBN : 978-2-916997-16-2. 10 €.
Une monographie pour découvrir l'oeuvre de Sylvie Klein au travers des paysages qu'elle parcourt : de la Guyane aux bords de Marne où elle vit, rencontre avec des sculptures où le bois est un rêve très concret. Portrait de l'artiste au travail : la force du leurre, la douceur des pièges sont au rendez-vous. Nombreuses quadrichromies d'oeuvres et photos d'atelier. "Avec Sylvie Klein, le concret propulse en terres de légendes - légendes boisées, légendes minérales, légendes de résine et, oui, légendes du temps qui passe. Son univers est ancré dans la matière et le rêve, dans la matière rêvée - un retour aux sources, aux forces primitives. Le ciel et la terre, le ciel qui est parfois dans la terre. N'en va-t-il pas ainsi de l'enfance ? Une grâce d'enfance toujours présente en l'artiste - fine, mince, des cheveux châtains mi-longs et bouclés encadrant l'ovale d'un visage aux expressions d'une extrême mobilité : lorsqu'elle apparaît, on la dirait surgie d'un dessin de Léonard de Vinci." Christian Bontzolakis écrit fictions, théâtre et essais. Il travaille fréquemment avec des plasticiens, des compositeurs, des chorégraphes, des photographes. Il vit et travaille en Ardèche.
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Dies illa, Ce jour-là, fusains de Colette Bonzo - Préface de Christian Bontzolakis 94 pages. ISBN : 978-2-916997-17-9. 40 €.
Une série de reproductions de fusains (1962-1965) d'une beauté et d'une intensité fulgurantes sur la condition humaine. Colette Bonzo (1917-1967), peintre expressionniste puissant (grands formats, couleurs violentes) livre dans ces dessins, avec une grande économie de moyens, un message spirituel et humaniste. Présentation très soignée dans un grand porte folio.Impression sur papier bambou. Format 42,2 cm x 27,5 cm. … « Dies illa, dies irae » : Ce Jour-là sera un jour de colère. Ou, si l’on préfère une traduction plus littérale du poème en latin médiéval (l’élaboration en remonte au début du XIe siècle, la mise en forme, texte et musique, au XIIe siècle) : « Jour de colère, ce jour-là ». Jour du Jugement Dernier, celui de la Résurrection des Morts. Celui aussi où l’on implore le Christ rédempteur d’être sauvé de l’Enfer. Les fusains de Colette Bonzo sont l’écho graphique et mystique à cette terrible prière. Leur architecture – cieux, croix et corps, tantôt dressée, tantôt orbe et courbe – appelle la colère et la douceur, la consolation et l’effroi. Spirales des ciels tourmentés, tourbillonnants, parfois hachurés d’obliques. Croix érigées (solitaires ou triptyque incluant les larrons) barrant l’espace ou en lisière haute du dessin. Lueurs aveuglantes jaillies de l’espace, flash d’un crâne, d’une lucarne, ampoule d’un souterrain. Espaces abstraits, universels, habités soudain d’une lumière diffuse et mate ou d’une blancheur révulsée. Violents clairs-obscurs – on songe, côté cinéma, au Dies Irae de Dreyer (1943), à sa Passion de Jeanne d’Arc (1927), peut-être en raison des mises en scène de certains fusains (agonisant tordu de douleur, cadavre nu exposé dans une morgue, maternités aux enfants morts, vieillarde mains vides offertes, impuissantes – légende : Elle est arrivée au bout comme si elle n’avait jamais travaillé...).
Les auteurs Textes : Christian Bontzolakis, Patrick Combes, Martine Diersé, Geneviève Gutierrez, Bernadette Menu, Maïca Sanconie, Pierre Vincent. Photographies : Jean-Louis Battaglia, Martine Diersé, Philippe Kandel, Eve Morcrette, Daniel Ponsard. Dessins : Armand Guérin. Gravures : Martine Diersé. En savoir plus sur les auteurs : cliquer ici.
Patrick Combes a publié quatre volumes de son Journal (Éditions du Pin), deux récits, “Au bord du fleuve” (Le Temps des Cerises), “ Fille de l’Asie, une histoire d’adoption” (L’Harmattan), trois études, “ Mai 68, les écrivains, la littérature” (L’Harmattan), “La littérature et le mouvement de Mai 68″ (Seghers), “ Notes sur le paysage dans l’œuvre de Colette Bonzo” (Éditions du Pin).
"31 décembre 2012 Fest-noz , fête de nuit... C'est la nuit dehors, la nuit d'encre d'hiver, sans étoiles, habitée seulement de la musique et de la lourde mélopée des pas des danseurs qui battent la terre. Fest-noz ... Il faut entendre ces mots, les écouter. La nuit peut être une fête. La joie, l'échange. Un malheur aussi. Le temps sans nom. Quelque chose de chaque nuit entre en nous sans retour, comme une matière dont nous ne nous déferons pas : 'la réserve d'être' dont parle Péguy. La nuit du monde dit sa vérité nue. Elle est celle qui emporte, dans les légendes, la barque de Böcklin, le nautonier aveugle jusqu'à l'île des morts, au musée de Berlin, ou le corps du pharaon sur la gange, glissant sur le Nil, devant les temples, la berge de lotus silencieuse où rêvent les flamants... Fest-noz , bag-noz : il y a un 'bateau de nuit' comme il y a une fête de nuit - l'embarcation funèbre de la mythologie celte. On l'appelle pour traverser le Temps. (Une forêt de la nuit aussi, Coat-an-noz , d'une beauté, d'une profondeur rares, pas éloignée d'ici, d'où pourraient surgir, sortilèges et silence, les figures de Merlin ou d'Obéron, et reprendre vie le souvenir jamais tout à fait éteint des druides)..."